Des couilles sans tête

Un après-midi ensoleillé, une petite balade est bien venue. Je mets alors une combinaison simple et me voilà parti. Je marche sur quelques mètres, toujours dans ma rue. Une voiture s’arrête, une vitre se baisse et la jeune dame au volant, jolie il faut l’avouer me fait un sourire. Je ne la reconnais pas et je crois même, c’est sur je ne la connais pas. Je regarde donc derrière, peut-être qu’il y a quelqu’un derrière a qui est adresse ce sourire. Mais la ‘’go’’, insiste et se penche vers la vitre cote non chauffeur, un signe de la tête disant c’est bien de toi il s’agit. Euh! C’est quitter ou? D’accord on est, mignon, sans façon c’est elle qui l’a dit et ce n’est pas si faux mais ce n’est pas pour ça qu’on va tomber dans le piège aussi rapidement! On n’a quand même pas bu naïvicine(1)! Nous ne sommes pas des garçons faciles nous.

En tout cas pas tous. Il y en a bien certains quand même. Eux, on les appelle gigolos de manière courante. A cause de beauté ou parce que bien dotés, de toutes les façons pour ça on n’a pas vérifié, ils s’accrochent sur blé (argent) des autres. Ces autres en manque de mensonges, de flatteries et de tromperies. Ces autres la avec qui faut pas blaguer, et donner ce qui est demander. C’est dans cette catégorie la que se trouvait mon voisin. Se trouvait, car j’espère qu’il a appris hein! Chez nous il y a beaucoup d’adages qui l’illustre, on ne touche pas par deux fois les testicules d’un aveugle, la deuxième fois, il se protège. De toutes les façons, il est le plus grand philosophe de ville depuis.

Revenons à mon voisin. Ce gars-là, il est jeune, à tout pour lui mais ne fait rien de ses journées et ses doigts. D’accord c’est exagère, il sait au moins compter avec. Il est fan des très belles choses et donc se rend souvent ou on peut en voir. Avant de s’y rendre, il va chez d’autres voisins emprunté ci et ça, pour faire le beau. Il est même passé une fois chez moi, mais en homme averti, moi je lui ai répondu tranquillement ; mon frère, je veux bien t’aider mais là, je ne peux pas. On a tous fait ça au moins une fois donc ne secouer pas votre tête comme ça. Un jour parce qu’il y en a toujours un, la méthode du voisin a finalement payé. Il est tombe sur une jeune vieille mère bien fraiche, disons ça comme ça, pour changer sa vie. Lui au moins, il n’a pas voulu être cybercriminel ou se branler devant une webcam. Il rend service et se fait entretenir au calme, c’est même pas un péché et en plus c’est en live. Il est donc reste dans une relation fougueuse avec sa nourrice (sa nouvelle mère spéciale). Ensemble, ils se mettaient bien, périodiquement, se retrouvaient dans des lieux chic et pas si secrets que ça puisque des gens les ont vu. Le voisin, il avait même déménagé, le niveau a changé. Il est devenu le président de la jet set du quartier, un peu de farotage(2) de temps en temps pour ne pas être perçu comme un pingre et avoir des griots comme à l’époque des pépés.

Le truc dans l’histoire, c’est que la mamy sugar(3), ou jeune cougar était à la tête d’un réseau de trafic de drogue. Il y a des sous dans ce truc la a ce qu’on dit. Elle a intégré le voisin au réseau, lui a donné pleins de tuyaux et le voisin avait commencé à prendre ses marques. Mamy sugar est aussi il faut bien l’écrire, très jalouse. Le voisin, aimant les dessous, étalait ses sous pour les descendre. Il n’a pas été très malin, on l’a retrouvé sans vêtements dans le caniveau a l’entrée de la rue, notre rue. Tu veux jouer avec une ancienne? Voilà; le président est déchu et tout est foutu. Retour à la case départ…même pas, il est tombe très bas. Tellement qu’il est aujourd’hui propriétaire d’une misère qui ne dit pas son nom.

Quand, on passe de rien à quelque chose, on est fou et on voit tout en grand, une folie des grandeurs. Mais quand on passe de tout à rien, on devient fou tout court. Plus tôt je disais on ne fait pas les mêmes erreurs, dans les mêmes conditions deux fois, si la première erreur n’était pas fatale.


 

(1) Nom pharmaceutique d’un médicament sorti de mes laboratoires pour rendre naïf. –  (2) Un-Concept qui consiste à faire étalage de son argent pour être vu et reconnu. –  (3) Nom sympa donné à ces dames.

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